Dans le cadre du plan ministériel pour « la tranquillité scolaire », l’ex-ministre de l’Education Nationale, Anne Genetet, a créé 150 postes de CPE et 600 postes d’AED au niveau national, le but affiché étant d’apaiser le climat scolaire par des moyens renforcés pour les équipes de vie scolaire.
Dans l’académie d’Amiens, ce sont 3 postes de CPE et 13 postes d’AED qui sont implantés selon des critères définis par les services du rectorat : identifier les établissements les plus exposés aux risques de violence, fonction du nombre de « faits établissements » signalés par les chef.fes d’établissement.
Le SNES-FSU dénonce la façon dont les représentant.es des personnels sont « consulté.es » : les choix avaient déjà été opérés et rien n’a pu être reconsidéré ! Les lieux de concertation ne doivent pas devenir de simples chambres d’enregistrement.
Voici les créations prévues :
- 1 poste au collège Jean Racine de Château-Thierry (02)
- 1 poste à l’EREA J. Baker de Crèvecoeur-Legrand (60)
- 1 poste au collège A France de Montataire (60)
Nous avons exprimé notre incompréhension vis à vis de la création à l’EREA. Celle-ci nous a été expliquée de la façon suivante : depuis la circulaire du 24 avril 2017, un CPE doit être présent dans chaque internat, ce qui n’est pas le cas dans cet établissement. C’est n’est pas non plus le cas à l’internat de l’EREA de Saint Quentin !
Le SNES-FSU dénonce ces choix qui démontrent la pénurie que viennent combler les postes « plan tranquillité » !
Voici les créations prévues :
- 0.5 poste au lycée P Méchain de Laon
- 0.5 poste au lycée J Rostand de Château-Thierry
- 0.5 poste au collège Lamartine de Soissons
- 0.5 poste au lycée J Bouin de St Quentin
- 0.5 poste au micro-collège JB Pellerin de Beauvais
- 0.5 poste au collège G Denain de Compiègne
- 1 poste au collège J Michelet de Creil
- 1 poste au collège JJ Rousseau de Creil
- 0.5 poste au collège G de Nerval à Crépy-en-Vallois
- 0.5 poste au LP J Verne de Grandvilliers
- 1 poste au collège J Verne de La Croix-Saint-Ouen
- 0.5 poste au collège Montherland de Neuilly-en-Thelle
- 0.5 poste au LP Rothshild de St Maximin
- 1 poste au lycée L Thuillier d’Amiens
- 0.5 poste au LP R Rolland d’Amiens
- 0.5 poste au micro-lycée Delambre-Montaigne d’Amiens
- 0.5 poste au LP de l’Acheuléen d’Amiens
- 0.5 poste au collège G Mareschal d’Amiens
- 0.5 poste au collège JM Laurent d’Amiens
- 0.5 poste au LP Manessier de
- 0.5 poste au collège Parmentier de Montdidier
- 0.5 poste au collège J Verne de Rivery
Le SNES-FSU a demandé une attention toute particulière concernant les 17 collèges qui n’ont que 3 postes d’AED, voire moins. Dans ces collèges il n’y a pas de poste d’adjoint, seulement un.e chef.fe d’établissement et un.e CPE, pour des effectifs allant de 165 à 373 élèves. 5 d’entre eux n’ont même pas d’infirmière. Le rectorat dit être sensible à ces petits collèges, mais n’a pas opté pour des renforcements en poste d’AED.
👉 Pour garantir la sérénité, il est essentiel d’écouter les préoccupations des personnels, les soutenir, améliorer les conditions de travail et renforcer les équipes.
👉 Améliorer le bien-être des élèves et des personnels nécessite des moyens, davantage de mixité sociale et scolaire, et la réduction des effectifs pour un meilleur suivi pédagogique et éducatif.
👉 Les moyens proposés, bien qu’attendus, ne permettront pas de répondre aux besoins. Le travail éducatif nécessite un engagement sur le long terme, et cette proposition politique à court terme se contente de colmater les brèches dans quelques établissement ciblés « les plus exposés aux faits de violence ».
Pour le SNES-FSU, la prise en charge des difficultés ne peut se faire qu’avec un plan d’action ambitieux dans la durée dont la création d’emplois pour les vies scolaires, et non par un énième plan sans moyens pérennes.