Le Snes-fsu a découvert aujourd’hui sur le site internet du Rectorat l’existence d’un « forum débat » sur la refondation de l’école organisée le 17 septembre.

Ce « forum » auquel les représentants du Snes, syndicat majoritaire chez les personnels enseignants, d’éducation et d’orientation du second degré, n’ont pas été invités, est censé produire des « conclusions » qui représenteraient une synthèse académique envoyée au ministère.

Réuni un lundi, alors que les personnels sont très majoritairement de service, que les parents d’élèves ne sont évidemment pas disponibles, il se contentera de faire entendre la parole d’expert auto-proclamés ou « chargés de mission » de l’administration, dans le cadre de débats qui ne dépasseront pas les deux heures, pour traiter de sujets aussi complexes que la prévention du décrochage ou l’articulation second degré-supérieur.

Ce type de pseudo-concertation qui ne débouchera que sur des conclusions pré-rédigées et conformes en tout points à la pensée unique administrative, n’est malheureusement pas nouvelle dans notre académie, et nous renvoie aux pratiques des recteurs précédents, alors que le recteur Beignier avait indiqué vouloir s’en détacher.

Le Snes-fsu exige que, sur un tel sujet, les conditions d’un vrai débat sont réunies :

- travail en amont lors de commissions thématiques sur la base de documents problématisés adaptés à la situation locale et reflétant les préoccupation de l’ensemble des acteurs

- association réelle de l’ensemble des acteurs et partenaire de l’éducation, dans le cadre, par exemple, du conseil académique de l’éducation nationale

- tenue d’un forum de synthèse réellement ouvert et permettant l’expression et la prise en compte de la diversité des avis exprimés.

Le Snes-fsu regrette ce retour à une « consultation-spectacle » faite pour amuser la galerie, mais très éloignée de toute forme de démocratie, pas même participative.

Il invite les personnels du second degré à s’investir dans les Etats généraux du second degré qu’il organise, et qui seront réellement l’occasion d’une expression libre et démocratique de ceux qui travaillent au quotidien auprès des jeunes de notre région.