Les chiffres, désastreux, des conditions de rentrée 2012 dans la Somme parlaient d’eux-mêmes, et nous savions que la bataille sur les postes dans les établissements serait particulièrement rude !

La rentrée se déroulera à nouveau dans des conditions dégradées puisque globalement, lycées et collèges confondus, le nombre d’heures par élève (H/E prévisionnel) se dégrade dans 53 établissements sur 63.

L’impact de ces suppressions d’heures postes sur les équipes est très lourd. Cela va entraîner un nouveau cortège de mesures de cartes, de postes partagés sur deux ou trois établissements, de classes partagées entre professeurs d’une même discipline. Les projets pédagogiques, la continuité éducative ne peuvent qu’en être affectés et les dégâts humains de cette politique à courte vue sont considérables.

Pour autant, nombre d’entre nous, militants du SNES, ont bataillé ferme dans les conseils d’administration, pour maintenir des conditions d’étude décentes, sauver des collègues menacés de mesures de carte scolaire, défendre au mieux les collègues touchés par des situations de compléments de service et faire en sorte que les droits de chacun soient respectés dans ce contexte très difficile de restrictions des moyens.

Cette année, fait nouveau, des chefs d’établissement se sont montrés particulièrement autoritaires et pour certains retors : des S1 ont fait état de pressions scandaleuses sur les élus des CA, au mépris des règles de fonctionnement démocratique normal dans un établissement scolaire. Cette situation illustre bien les risques inhérents au renforcement des pouvoirs des chefs d’établissement.
Certains chefs ont été jusqu’à refuser de réunir la Commission permanente et refuser de mettre la DGH au vote, d’autres ont menacé les élus au CA de présenter une répartition pire encore en cas de vote "contre", obligeant des collègues à aller faire des heures ailleurs et à des compléments de service qui n’étaient pas prévus au départ ! Dans deux établissements Eclair, les principaux ont « choisi » les collègues qui iraient compléter ailleurs au mépris de la règle commune du dernier arrivé : nous ne laisserons pas faire !
Plusieurs fois, le S2 de la Somme a dû intervenir auprès de l’Inspection académique pour des rappels à l’ordre. A chaque fois, nous avons été entendus.

Les remontées d’une vingtaine d’établissements montrent que les S1 se sont mobilisés fortement cette année et ont suivi l’appel à s’opposer aux DGH « peaux de chagrin » dans les CA : à ce jour, nous avons recensé 15 votes « Contre » majoritaires, ce qui est bien plus que les années précédentes.

 
Nous continuerons de mener la bataille pour faire respecter les droits des collègues et de faire remonter les demandes d’établissement, notamment au Comité technique départemental qui se tiendra le 5 avril.